Nos livres

Catalogue

Mohamed Leftah

Demoiselles de Numidie

Paru le 5 avril 2024
ISBN 978-2-490155-92-7
180 pages
17 euros


Dans un bordel de Casablanca, Rose apprend le métier à la jeune Louisa lors d’une soirée orgiaque avec « un prince des Golfes ». Louisa est l’agneau que Rose veut sacrifier sur l’autel de la prostitution pour s’en échapper. Pendant ce temps, à l’aéroport, un quatuor sulfureux, deux lesbiennes, un homosexuel et un mac, convolent en étranges noces.
L’écriture crue et poétique de Mohamed Leftah transforme ces femmes « laides et terriblement vulgaires » en déesses des bas-fonds qui tentent d’oublier leur destin tragique en écoutant la voix de la diva libanaise, Faïrouz.
Avec ce premier roman, Demoiselles de Numidie, Mohamed Leftah, écrivain marocain de langue française, a signé dans une langue à couper le souffle un chef-d’œuvre, à la fois juste, corrosif et nécessaire, sur les passions et les pulsions de la société marocaine.
Un classique à (re)découvrir.

Mohammed Leftah, né à Settat au Maroc en 1946, fait ses études à Casablanca
et s’oriente vers une carrière scientifique. Il atterrit à Paris dans une école d’ingénieur. En mai 1968, il se met à écrire. Puis, en 1972, il revient au Maroc et devient informaticien, puis journaliste littéraire au Matin du Sahara et au Temps du Maroc.
À partir des années 1990, il écrit. En 1992, après la parution des Demoiselles de Numidie aux éditions de l’Aube, qui n’a pas eu le succès escompté, il renonce à publier ses textes. En 2000, il quitte le Maroc pour aller vivre au Caire, en Égypte, où il meurt en 2008.
C’est grâce à l’écrivain et critique littéraire Salim Jay, qui le présente aux éditions de la Différence en 2006, que l’ensemble de son œuvre romanesque est publié. Mohamed Leftah est une figure emblématique de la littérature marocaine en français, dont le trait caractéristique de son œuvre est bien la virtuosité́ de sa langue. Aujourd’hui, il est nécessaire de publier à nouveau ce texte épuisé d’un magnifique auteur dont l’œuvre unique est encore trop méconnue.

« Vous devez bien vous douter que ce sont de splendides et jeunes brutes, les macs qui ont marqué les filles-fleurs, les filles-cicatrices.
De cette violence, de cette nuit, de quelques mots matriciels et mystérieux : fleurs, filles, chancre, pollen, stigmates ; de certains noms enchantés : Yasmine, Zoumourrod, arriverai-je à tirer un chant ? À dégager un ordre ? Poétique.
Le seul ordre acceptable. »
Mohamed Leftah

« Du vin et de la conversation, de l’ivresse et de la poésie. [...]
Et des femmes libres, racontées avec passion par un homme libre. »
— Josyane Savigneau, Le Monde.